TarificationBudgetApplication métierSur-mesureAbonnement
Application métier sur-mesure : ce qui fait vraiment le prix
8 min de lecture
« Ça coûte combien, une application métier ? » La question est légitime, et c'est pourtant celle à laquelle aucun prestataire sérieux ne répond au téléphone. Non par posture commerciale, mais parce que deux projets décrits avec les mêmes mots peuvent représenter un rapport de un à dix une fois les règles métier posées.
Plutôt que d'annoncer une fourchette qui ne voudrait rien dire, voici ce qui fait réellement varier le prix. De quoi lire un devis, comparer deux propositions, et repérer celle qui a été chiffrée sérieusement.
Le prix n'est pas dans le nombre d'écrans
C'est l'erreur d'estimation la plus répandue, y compris chez des acheteurs expérimentés : compter les écrans. Un cahier des charges de douze écrans paraît deux fois plus gros qu'un cahier de six, donc deux fois plus cher.
Dans les faits, l'écran n'est que la partie visible. Un formulaire de saisie sans contrôle se construit rapidement. Le même formulaire qui doit vérifier la disponibilité d'un stock, appliquer une grille tarifaire différente par client, refuser une saisie hors délai et déclencher une écriture comptable représente un travail sans commune mesure. Sur la maquette, les deux écrans sont identiques.
Ce qui coûte, ce sont les règles : les conditions, les exceptions, les validations, les cas particuliers que l'entreprise a accumulés au fil des années et que personne n'a jamais écrits. Un projet sur-mesure consiste largement à les rendre explicites.
Les cinq facteurs qui pèsent vraiment
Le nombre de règles métier. Une application qui applique une règle unique pour tout le monde est simple. Une application qui gère des exceptions par client, par site, par période ou par profil multiplie les chemins possibles, donc le développement et la recette.
Les intégrations. Se connecter à un ERP, à un outil comptable, à un CRM ou à une base historique est rarement une case à cocher. Chaque connexion suppose de comprendre un format, de gérer les erreurs, de traiter les doublons et de prévoir ce qui se passe quand l'autre système est indisponible. C'est souvent le poste le plus sous-estimé d'un chiffrage.
La reprise de données. Les données existantes vivent dans des tableurs, des bases anciennes et parfois du papier. Les reprendre suppose de les nettoyer, de les rapprocher, d'arbitrer les doublons et de faire valider le résultat par quelqu'un qui connaît le métier. Ce travail ne se voit pas dans l'application finie, et il pèse pourtant lourd.
Les utilisateurs et leurs droits. Dix utilisateurs d'un même service, ou deux cents personnes réparties sur plusieurs sites avec des droits différenciés, ce n'est pas la même application. La gestion des profils, l'authentification, la traçabilité des actions et la formation entrent dans l'équation.
L'exploitation. Hébergement, sauvegardes, supervision, mises à jour de sécurité, correctifs, évolutions : une application vit après sa livraison. Ce poste se retrouve soit dans un contrat de maintenance, soit dans un abonnement mensuel, mais il ne disparaît jamais.
Le coût qu'on oublie : la vie de l'application
Beaucoup de budgets s'arrêtent à la mise en production. C'est la principale cause de mauvaise surprise, bien avant le dépassement de développement.
Une application métier utilisée tous les jours doit être hébergée, sauvegardée et surveillée. Ses dépendances techniques reçoivent des correctifs de sécurité qu'il faut appliquer. Les règles évoluent, parfois pour des raisons réglementaires. Les utilisateurs demandent des ajustements, dont certains font gagner un temps considérable pour un coût faible.
Une application qui n'est pas maintenue ne reste pas stable : elle se dégrade. La question n'est donc pas de savoir s'il faut prévoir ce budget, mais dans quelle ligne il apparaît.
Trois façons de payer, trois répartitions du risque
| Formule | Ce que vous payez | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Forfait | Un prix fixe, arrêté avant la première ligne de code | Conception, développement, livraison du produit fini et déployé |
| Abonnement | Un abonnement mensuel, sans payer le développement | Développement, déploiement, hébergement, maintenance et évolutions |
| Édition SaaS | Un accès en ligne ou un abonnement | Un produit déjà édité et opéré par LPR Studio |
Le choix ne dépend pas seulement de votre trésorerie. Il dépend aussi de ce que vous voulez maîtriser : au forfait, vous achetez un produit dont les droits transmis se discutent au moment du chiffrage ; en abonnement, LPR Studio reste éditeur et exploitant de l'application, ce qui explique l'absence d'investissement initial. Dans tous les cas, l'étendue des droits est définie au cas par cas dans le contrat. Le détail des trois formules est sur la page des offres, et la comparaison avec une prestation en régie est traitée dans cet article.
Comment obtenir un chiffre fiable
Un chiffrage ne devient ferme que lorsque le périmètre est fermé. Trois conditions, dans cet ordre.
- Décrire le problème, pas la solution. « Nous perdons deux heures par jour à ressaisir des commandes » permet de chiffrer ; « il nous faut un module de commandes » ne le permet pas.
- Rendre le périmètre visible. Un prototype visuel montre les écrans, les parcours et les règles retenues. Ce qui est à l'écran entre dans le forfait, le reste fait l'objet d'une décision explicite.
- Faire figurer l'exploitation dans le devis. Hébergement, sauvegardes, supervision et évolutions doivent apparaître, incluses ou chiffrées à part. Un devis muet sur ce point est un devis incomplet.
Chez LPR Studio, le prototype visuel est gratuit et présenté en visio sous 5 jours ouvrés. C'est lui qui rend le chiffrage possible, et c'est aussi le seul moment du projet où vous pouvez tout arrêter sans que cela vous coûte quoi que ce soit.